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Hyacinthe O U A T T A R A
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tel. 00(226) 78 81 07 08
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Hyacinthe O U A T T A R A
Né en 1981 au Burkina Faso vit et travaille à Ouagadougou
expositions personnelles: 2008 - Villa Sikandra 2009 - "Mémoire d'hier", Villa Sikandra 2011 - performance au Karité bleu, Ouagadougou 2012 - exposition de dessins au Goethe Institut, Ouagadougou - Galerie Taa Ka Na, Rennes, France
principales expositions collectives: 2004 - « dessin, crayon, papier », CCF de Ouagadougou 2005 - « corps de dessin » Villa Sikandra, Ouagadougou 2006 - « Les Autres Yeux » au Ran Hotel – Somketa, Ouagadougou - Sambo Boly – Hyacinthe Ouattara, Hangar 11, Ouagadougou - « la couleur improbable du pain » Villa Sikandra, Ouagadougou - « off !» Baratapas et Espace Fétiche, Ouagadougou 2007 - mosaïques » Hotel Sofitel, Ouagadougou - « premier salon des arts contemporains » Dax, France - « festival du Capech », Toulouse, France - « Fespaco off des arts plastiques », espace Gambidi, Ouagadougou - Galerie Nuances, Ouagadougou - « Sans Issue » avec Pierre Garel, CCF de Ouagadougou 2008 - inauguration du Centre Lukaré, Ouagadougou - « Lumières », avec Christine Massart, Espace Gambidi, Ouagadougou 2009 - "Main dans la main" Adensberg et Neustadt, RFA - projets"paludisme" et "tuberculose" PAMAC, Ouagadougou - Fête Internationale des Arts Plastiques de Ouagadougou (aussi en 2010 et 2011) 2010 - « dialogue entre masques et peintures », CCF de Ouagadougou - « encres et pailles « Goethe institut, Ouagadougou - « Tourments » avec Vivien Tapsoba, Villa Yiri Suma, Ouagadougou - « Art from west Africa », Kalgoorlie/Perth, Australie - Exposition itinérante « couleurs du Burkina », 2011 - « Souffles », Villa Yiri Suma, Ouagadougou - «Ouagadougou ! Soit dit en passant /Nebenbei bemerkt », Galerie der HBK Saar (Hochschule der Bildenden Künste Saar), Saarbrücken, - Fête Internationale des Arts Plastiques de Ouagadougou, 3e édition 2012 - «Ouagadougou ! Soit dit en passant /Nebenbei bemerkt », Berlin, Allemagne - « Triennale 2012 pour l’éducation et la formation en Afrique », Ouagadougou - « Mondes en scène », Galerie G, Paris 19e, France
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Cette honnêteté qui me lie avec la toile m'amène à extérioriser mes sentiments les plus profonds. Hyacinthe OUATTARA
à propos de ma peinture Je suis arrivé à la peinture après avoir suivi des ateliers « dessin modèle vivant »... Dans le fait de peindre, il y a pour moi un aspect libérateur et « thérapeutique ». Peindre afin d'échapper à l'angoisse, l'anxiété, bref ! Aux tourments de la vie. Du coup, je crée des personnages qui portent mes états d'âmes, développant un expressionnisme ancré sur des formes primitivistes, humaines, souvent fantomatiques. Cette honnêteté qui me lie avec la toile m'amène à extérioriser mes sentiments les plus profonds. Peindre avec toute cette pulsion qui vient de mon intérieur, peindre avec le cœur, pas forcément avec la technique. Quand je la travaille, je ne sais jamais à quoi va ressembler une toile à la fin. Ce qui m'intéresse, c'est ce côté inattendu, magique et universel d'une œuvre d'art que chacun ressent, vit et s'approprie comme il l'entend. Mes toiles ont plusieurs dimensions, à chacun, avec son regard attentif, d'y puiser ce qu'il veut. C'est pour ça qu'il est difficile pour moi d'expliquer une toile, parce que je trouve qu'il n'y a pas d'explications à donner, il faut juste s'approprier le résultat. J'aimerais qu'on voit une œuvre comme étant le résultat de tout un processus, ou tout simplement comme un accouchement... Cela pourrait se comparer aux neuf mois pendant lesquels une femme porte une grossesse et après vient un enfant. Pour moi c'est exactement la même chose que la création d'une œuvre. A travers les personnages narquois qui sortent souvent de mes toiles, je me vois comme un grand enfant qui s'amuse quand je peins. Mes toiles sont le reflet de moi-même, de mon passé, de mon enfance très difficile et de mon vécu actuel.
à propos de mes dessins Je travaille mes dessins avec beaucoup de spontanéité, le côté gestuel est très présent, linéaire aussi. Là-dedans apparaît un caractère physique, humain, fantomatique. C'est-à-dire que je ne calcule rien avant mon premier trait, je procède en improvisant, en y mettant toutes mes émotions. Je m'arrange toujours afin de m'éloigner des règles conventionnelles de l'art, à savoir le dessin bien fait avec respect des proportions, car je me dis que ça me met dans un carcan qui fait que je ne suis pas libre... J'aime bien le côté disproportionné, déséquilibré, souvent enfantin de mes dessins.
à propos de mes installations Mon premier contact avec les installations, c'était en 2007 avec le projet d'exposition « Sans issue » en duo avec mon collègue et ami Pierre Garel. L'exposition « Sans issue » était une installation qui traitait du thème de l'immigration. Dans cette exposition, je rendais hommage à Yaguine et Fodé, guinéens morts à 14 et 15 ans dans le train d'atterrissage d'un avion à destination de la Belgique, à travers 21 peintures suspendues avec cordes et chaussures. Ce fut une belle expérience, et depuis j'ai eu envie de continuer. L'aspect mise en scène que j'aime bien dans une installation, qui est assez parlant je trouve, me donne une sensation différente que lorsque je peins... C’est-à-dire partir d'un objet ou d'une pièce pour raconter une histoire quelconque afin de créer un discours direct entre la pièce et le spectateur. De cette idée est née une série de deux installations que j'ai réalisées en 2010, qui s'appelait « France-Au revoir » soit la première avec des pièces de radio, d'ordinateur et de télé et la deuxième, avec des vêtements, un téléviseur et des pièces de radio, pour dire que l'Afrique n'était pas la poubelle du Nord, toute cette « merde » dont l'Occident n'a plus besoin, qu'on jette en terre africaine et dont, moi, je me sers pour dire « retour à l'envoyeur ». Toujours sur cette même lancée, un an après, soit en 2011, j'ai réalisé une série de trois installations. Cette fois-ci, une avec des sacs de riz transformés en trousses de toilette qui s'appelait « Rien ne se perd », pour parler du recyclage des objets qui nous entourent. Ensuite, une deuxième avec plein de chaussures, un panneau de bouteilles et des cordes suspendues sur une barre de fer qui s'appelait « Au fil du temps », histoire de provoquer une réflexion autour de ce que peut devenir un objet quelconque qui a fait parti de notre vie, qu'on a utilisé et jeté... Et après une troisième installation, intitulée « Accumulations » : un amas d’objets usés en plastique sur un mur avec projection d’un diaporama de photographies (objets usuels transformés par la photographie) afin de partager un regard sur les accumulations d'objets... C’est également un aspect de mon quotidien que je cherche à traduire dans mes installations, là où je vis, les installations sont dans mon quotidien, partout il y a des installations : les marchands ambulants, le secteur informel, etc.
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